• Projet "Recherche & innovation"

Tumeurs du cerveau : donner les meilleures chances de survie aux patients

  • Cancer
  • Neurologie
  • Spécialités de pointe
  • Hôpital neurologique (Pierre Wertheimer)
  • Innovation
  • Chirurgie
Tumeurs du cerveau : donner les meilleures chances de survie aux patients

CONTEXTE

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales du cerveau les plus fréquentes. Leur évolution peut être lente (chez les jeunes adultes), mais elles évoluent systématiquement vers le cancer, et deviennent alors très agressives : les patients ne survivent pas plus d’un an et demi en moyenne.

L’ablation chirurgicale de ces tumeurs constitue la première étape de la prise en charge. La plupart des gliomes comportant des ramifications profondément enracinées dans le cerveau, les chirurgiens se heurtent à un défi : retirer le tissu cancéreux le plus complètement possible, tout en préservant la fonction (motricité, sensibilité, mémoire-concentration…) commandée par la zone infiltrée par la tumeur. Or les techniques actuelles ne sont pas assez fines pour permettre aux chirurgiens de visualiser précisément jusqu’où la tumeur est infiltrée.

Le projet, porté par le Dr Guyotat, chef du service de neurochirurgie tumorale et des malformations vasculaires du système nerveux à l’hôpital Pierre Wertheimer (Neuro), consiste à étudier une nouvelle technique, la microscopie confocale, afin de déterminer si son utilisation permet de retirer davantage de cellules cancéreuses, tout en préservant les fonctions du cerveau.

OBJECTIFS DU PROJET

1 - Evaluer l’intérêt d’une technique prometteuse, inédite en France, pour apporter davantage de précision au geste chirurgical lors de l’ablation de tumeurs du cerveau.

2 - Eviter l’évolution vers le cancer (lorsque les gliomes bénins sont dépistés précocement) et prévenir une récidive du cancer du cerveau,  en allant plus loin dans l’ablation des tissus infiltrés, en retirant au maximum les cellules tumorales que les systèmes disponibles à ce jour ne permettent pas de repérer.

3 - Apporter aux neurochirurgiens une aide à la décision, en mettant en évidence les cellules cancéreuses éventuellement infiltrées dans des zones fonctionnelles du cerveau, leur destruction pouvant entraîner des séquelles neurologiques sévères pour les patients.

 

PROCESS DÉVELOPPÉ

Après une exérèse chirurgicale de la tumeur réalisée avec les moyens classiques d’imagerie, le procédé consiste à appliquer la sonde en fibre optique du microscope confocal sur la zone opérée : un faisceau lumineux focalisé va venir « exciter » les cellules du cerveau et capturer le retour du signal lumineux, afin de recréer une image considérablement grossie sur une colonne vidéo. Le neurochirurgien visualisera alors les cellules du cerveau, et il pourra repérer d’éventuelles cellules cancéreuses résiduelles ; le cas échéant, il pourra procéder à une exérèse complémentaire s’il juge que lesdites cellules peuvent être retirées sans léser les zones fonctionnelles du cerveau.

Parallèlement à cette procédure, un examen au microscope standard sera réalisé sur les tissus retirés pendant l’intervention. Les résultats de cet examen seront confrontés aux images transmises par le microscope confocal, afin d’évaluer la sensibilité (capacité à détecter toutes les cellules cancéreuses) et la spécificité (capacité à détecter uniquement les cellules cancéreuses) de la technique, pour, in fine, évaluer sa pertinence et sa supériorité sur les autres techniques en termes de pronostic pour le patient.

Porteur du projet

Dr Jacques GUYOTAT, Chef de service de neuro-chirurgie - Hôpital Pierre Wertheimer (Neuro)

Témoignages

« Les gliomes mettent en jeu le pronostic vital des patients du fait de leur localisation et de leur capacité à s’infiltrer dans les tissus avoisinants. Pouvoir retirer la tumeur dans sa totalité lors de la chirurgie est extrêmement important car plus l’exérèse est complète, plus les chances de survie sont améliorées. L’enjeu est donc majeur et nous espérons que le microscope confocal va nous permettre d’offrir les meilleures chances à nos patients.

Par ailleurs, dans l’imaginaire, le cerveau est un organe tout-à-fait particulier en ce sens qu’il se confond avec la personnalité. Pouvoir dire à un patient « on a retiré toute votre tumeur », c’est lui permettre d’être mieux armé pour affronter les traitements complémentaires car il sait qu’il a beaucoup plus de chances de guérir et de vivre. »

Coût du projet

360000€

pour AMÉLIORER LA SÉCURITÉ DU GESTE CHIRURGICAL grâce à un meilleur repérage des ramifications profondes des tumeurs dans le cerveau, y compris dans les zones fonctionnelles ; SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT D'UNE TECHNIQUE DIRECTEMENT APPLICABLE en neurochirurgie tumorale, avec la perspective d’un bénéfice immédiat et concret pour les malades. PERMETTRE A L’HÔPITAL NEUROLOGIQUE, établissement de renommée internationale qui concentre toute la neurologie et la neurochirurgie sur VOTRE territoire, DE RESTER PRÉCURSEUR dans son domaine, en développant une technique inédite en France.