Merci d’avoir téléchargé le bulletin de don !
CONTEXTE
Les immunothérapies viennent révolutionner la prise en charge de nombreux cancers. Ces nouveaux traitements ne ciblent pas directement les cellules tumorales mais ont pour objectif de réapprendre au système immunitaire à reconnaître et éliminer la maladie cancéreuse. Des progrès spectaculaires ont été observés au cours des années récentes et dans des situations multiples incluant le mélanome, le cancer du poumon, le cancer de la vessie. Une fois activé, le système immunitaire peut s’avérer efficace pour lutter contre le cancer mais peut aussi être à l’origine de réactions graves dirigées contre de multiples organes du patient. Ainsi la peau, la thyroïde, le poumon ou l’intestin peuvent être victimes de réactions immunologiques délétères, qu’il est crucial de bien contrôler. A ce jour, nous ne disposons pas d’indicateurs nous permettant de prédire le risque à l’échelle individuelle. Seule une connaissance précise des mécanismes de survenue de ces effets secondaires et la mise en place d’un plan d’action personnalisé et centré sur le patient permettra d’améliorer la gestion de l’immunothérapie anti-cancéreuse.
OBJECTIFS
– Augmenter les connaissances sur les toxicités induites par l’immunothérapie pour pouvoir individualiser les traitements et améliorer la gestion des effets secondaires s’ils surviennent.
– Structurer les programmes de recherche permettant d’étudier les mécanismes de survenue d’effets secondaires liés aux immunothérapies et ainsi de les anticiper.
– Mettre à disposition des patients et de leurs médecins traitants des outils pour repérer et traiter précocement les toxicités induites par les traitements, qui peuvent impacter leur qualité de vie.
PLAN D’ACTION
Pr Stéphane DALLE, Coordonnateur du projet ImmuCare
» Grâce à l’essor des immunothérapies anticancéreuses, le traitement du cancer bénéficie depuis quelques années d’avancées totalement inédites. Nous observons déjà de très bons résultats, mais malheureusement, ces nouveaux traitements sont aussi associés à des toxicités pour certains organes. Par exemple, des éruptions cutanées sévères, avec des décollements cutanés importants, et donc une répercussion sur la qualité de vie des patients. Ou encore des hépatites aigues qui peuvent représenter une menace pour le fonctionnement du foie. C’est pourquoi nous devons mieux maîtriser les effets secondaires et être à même de mieux prédire, pour chaque patient, les bénéfices espérés et les risques attendus. C’est LA condition pour pouvoir envisager un développement des traitements par immunothérapie. Il est en effet dévastateur pour les malades qui luttent contre un cancer de voir se développer d’autres pathologies éventuellement graves, précisément à cause des traitements qui leur sont administrés pour traiter leur cancer. »
285 000 €