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Accueil » Notre-action » Recherche-et-innovation » Informations-sur-les-maladies-et-la-recherche-medicale » Comment éviter un AVC et réduire les facteurs de risque ?
Saviez-vous que la plupart des accidents vasculaires cérébraux pourraient être évités ? Près de 90 % des AVC sont liés à des facteurs de risque modifiables de notre quotidien. Pression artérielle, stress, sommeil, alimentation… autant de leviers que nous pouvons mieux contrôler. Alors, comment éviter un AVC et mettre toutes les chances de votre côté ? On fait le point sur les gestes essentiels pour protéger durablement votre santé cérébrale.
Votre alimentation peut aider à garder des artères saines et à prévenir l’AVC, en particulier si elle est :
→ riche en fruits et légumes, en poissons et en céréales complètes ;
→ pauvre en sel et en graisses saturées.
Limitez également les plats préparés industriels trop salés ou sucrés. Préférez des plats maison avec des ingrédients frais.
Bouger chaque jour aide à prévenir l’AVC. Marcher d’un bon pas 30 minutes par jour améliore la circulation, stabilise la tension et contrôle le poids.
| 💡 Info utile : L’activité physique régulière renforce le cœur et protège les artères. Selon les études, elle réduirait d’environ un tiers le risque d’accident vasculaire cérébral. |
Le tabac aggrave fortement le risque d’AVC. Fumer multiplie par trois les probabilités d’en faire un. En revanche, ce danger diminue dès l’arrêt et rejoint celui d’un non-fumeur en quelques années.
L’alcool, consommé en excès, affaiblit les vaisseaux sanguins et augmente aussi le risque. Il est conseillé de ne pas dépasser deux verres par jour et dix par semaine, tout en gardant plusieurs jours sans consommation. La modération reste la meilleure protection.
Une tension artérielle élevée (supérieure à 14/9 cmHg) est le facteur de risque numéro un de l’AVC.
L’hypertension contribue à environ 40 % des accidents vasculaires cérébraux en fragilisant les parois des artères du cerveau.
Contrôler régulièrement sa tension, limiter le sel et suivre un traitement adapté aide à prévenir efficacement l’AVC et à protéger durablement son cerveau.
Un excès de cholestérol dans le sang favorise la formation de plaques d’athérome susceptibles de boucher les artères et de provoquer un AVC ischémique.
Un diabète mal équilibré abîme également les vaisseaux sanguins. Quant au surpoids (notamment la graisse abdominale), il contribue à élever la tension artérielle et augmente lui aussi le risque d’AVC.
Le stress entraîne la libération d’hormones qui, à long terme, abîment les vaisseaux sanguins. Lorsqu’il devient chronique, il favorise le durcissement des artères et augmente le risque d’athérosclérose, une cause fréquente d’accident vasculaire cérébral.
Les troubles du sommeil augmentent également le risque d’AVC. Les dépister et les traiter aide à réduire ce risque.
Un suivi médical régulier permet de détecter précocement l’hypertension, le diabète ou un excès de cholestérol. Ces troubles peuvent passer inaperçus, mais abîmer les artères au fil du temps.
Des bilans cardiovasculaires adaptés à l’âge et aux antécédents offrent la possibilité d’ajuster son mode de vie et de prévenir efficacement un accident vasculaire cérébral.
Des maux de tête inhabituels, des étourdissements, un essoufflement ou des palpitations doivent alerter. Ces signes peuvent révéler une hypertension ou un trouble cardiaque. Consulter rapidement permet d’éviter des complications graves.
Si vous souffrez d’hypertension difficile à contrôler, de diabète ou avez un antécédent familial de maladie cardiovasculaire, une visite chez un cardiologue s’impose pour évaluer votre situation et réduire le risque d’AVC.
Un accident ischémique transitoire provoque temporairement les mêmes signes qu’un AVC (paralysie, trouble de la parole, etc.), puis les symptômes disparaissent en moins de 24 heures.
Après un AIT, consultez en urgence pour en identifier la cause (caillot, artère bouchée, trouble cardiaque…) et démarrer aussitôt un traitement préventif.
Des médicaments pour fluidifier le sang (anticoagulants ou antiagrégants) ainsi qu’un contrôle strict des facteurs de risque contribueront à éviter un AVC dans les jours ou semaines suivants.
| 💡 Le saviez-vous ? Il ne faut surtout pas banaliser un « mini-AVC ». En effet, environ un AVC sur 6 est précédé d’un AIT. |
Un AVC silencieux ne provoque ni douleur ni symptômes évidents, ce qui le rend difficile à repérer. De petites pertes de mémoire, des troubles de l’équilibre ou de l’humeur peuvent être les seuls signes.
Souvent découvert par hasard à l’imagerie, il révèle pourtant des lésions cérébrales qui augmentent le risque d’un futur accident vasculaire plus grave.
Si vous suspectez un AVC chez vous ou chez quelqu’un d’autre, agissez sans attendre et appelez d’urgence le 15 (ou le 112).
Pour mémoriser les signes d’alerte, pensez au sigle VITE :
→ V pour visage paralysé (sourire asymétrique) ;
→ I pour impossibilité de bouger un bras ;
→ T pour troubles de la parole ;
→ E pour « En urgence » (appel immédiat aux secours).
En attendant l’arrivée des secours, allongez la personne, ne lui donnez ni à boire ni à manger, et notez l’heure d’apparition des premiers symptômes pour les transmettre aux médecins.
| 💡 À retenir : Plus la prise en charge est rapide, moins l’AVC a de chances de laisser des séquelles graves. |
Après un accident vasculaire cérébral, il est essentiel d’adapter la prise en charge aux éventuelles séquelles. Chaque personne peut présenter des difficultés différentes : mobilité réduite, troubles de la parole ou de la mémoire.
Il est souvent nécessaire d’adapter l’environnement pour limiter les risques de chute ou d’accident. Assurez-vous également que la personne suit bien ses traitements, participe à la rééducation et maintient une alimentation équilibrée.
Offrir une écoute et du soutien permet aussi d’apaiser l’anxiété, souvent liée à cette phase délicate.
En adoptant ces mesures simples et en restant vigilant, vous pouvez minimiser considérablement votre risque d’AVC. Ne laissez pas cette menace planer !
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Cet article reflète les connaissances disponibles à sa date de rédaction. Compte tenu de l’évolution constante des connaissances scientifiques, certains éléments abordés pourraient ne plus être entièrement actuels ou complets au moment de votre consultation.
Sources :
• La prévention des AVC – Santé.fr
• Prévenir l’accident vasculaire cérébral – Ameli.fr
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